Bethlehem Tilahun Alemu

Fondatrice et directrice, Éthiopie

Bethlehem Tilahun Alemu a grandi dans l'une des régions les plus pauvres d'Ethiopie. Elle a reconnu tôt le potentiel de l'artisanat local et, après ses études à Addis Abeba, elle a fondé la société "soleRebels". Les chaussures certifiées "fairtrade" et fabriquées à la main à partir de matériaux recyclés sont distribuées à travers le monde par l'intermédiaire de boutiques en ligne comme Amazon. Considérée comme la "Nike d'Afrique", soleRebels est l'une des marques de chaussures affichant la plus forte croissance au plan international. Sous les raisons sociales de "The Republic of Leather" et "Garden of Coffee", l'entrepreneuse la plus prospère d'Afrique a fondé deux autres sociétés produisant respectivement des articles de luxe durables en cuir et du café éthiopien torréfié de manière traditionnelle. La pionnière du commerce en ligne en Afrique a crée plus de 600 emplois dans le monde et s'est notamment vu décerner les prix de "Young Global Leader" et "Most Outstanding Businesswomen" pour ses mérites.

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2018

Une aide à l’entrepreneuriat plutôt qu’au développement

Dans le cadre du SEF, l’entrepreneuse éthiopienne Bethlehem Tilahun Alemu a raconté comment et pourquoi elle est parvenue à s’imposer comme l’une des entrepreneuses les plus prolifiques en Afrique. «Enfant déjà, je me rendais compte de tout le talent artisanal et de la créativité inexploités dans mon quartier. C’est ces ressources que j’ai souhaité faire jouer en créant soleRebels en 2005», explique la jeune femme de 38 ans. Aujourd’hui, la petite manufacture de chaussures qui comptait cinq employés à ses débuts est devenue une grande marque, qui affiche l’une des plus fortes croissances de son secteur dans le monde. Fabriquées à partir de matériaux recyclés et selon des normes sociales très strictes, les chaussures SoleRebels sont vendues en ligne et expédiées dans le monde entier. Récemment, Bethlehem Tilahun Alemu s’est également lancée dans le commerce du café, créant 600 emplois. Elle a l’intention de pouvoir prochainement importer aussi ses produits en Suisse. Sa conviction, qu’elle a partagée avec les participants du SEF: «Il vaut mieux soutenir de petites entreprises, comme la mienne, que de distribuer des aides au développement.»