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«Ich war noch nie so inspiriert und motiviert»

Im SEF-Bootcamp Next.Gen erhielten 30 Jugendliche zwischen 16 und 22 Jahren in den vergangenen Tagen Einblick in das Unternehmer-Leben. «Man bekommt jeden Tag so viel Inspiration, dass man sie kaum verarbeiten kann», schilderte die 17-jährige Gymnasiastin und Camp-Teilnehmerin Venus Mijatovic ihre Eindrücke am SEF. «Ich bin noch nie jeden Tag mit so viel Motivation aufgestanden.» Next.Gen habe sie darin bestärkt, einen Weg als Unternehmerin einzuschlagen. Der ebenfalls 17-jährige Amin Casutt sagte, ihm sei im Camp klar geworden, dass es als Unternehmer zentral sei, nicht aufzugeben, wenn auf die Anfangseuphorie das erste Loch folge. Zudem forderte Amin die SEF-Teilnehmenden auf, ihre Positionen dafür einzusetzen, einen Beitrag zur Lösung der globalen Probleme zu leisten. «Die Leute hier drin können mehr bewirken und schneller etwas bewegen als viele andere.»

New Roots, PXL Vision et Pickwings sont les lauréats des SEF.Awards 2019

New Roots (catégorie production/industrie), PXL Vision (haute technologie/biotechnologie) et Pickwings (Services) sont les lauréats du Swiss Economic Award décerné lors du SEF19. Cette année a également consacré le premier entrepreneur à avoir remporté deux trophées dans l’histoire du SEF: le CEO de PXL Vision Michael Born avait déjà remporté les faveurs du jury en 2011 avec sa première entreprise Dacuda AG.

«C’était une volée passionnante et pragmatique, très axée sur la durabilité» a déclaré la présidente du jury du SEF.Award, Monika Ribar, avant de dévoiler le nom des lauréats de ce prix qui récompense les meilleurs jeunes entrepreneurs de Suisse. C’est la preuve, selon elle, que le monde de l’entrepreneuriat se sent également concerné par le message de Greta Thunberg. Monika Ribar a toutefois regretté le faible nombre de candidatures féminines cette année.

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«Nous devons nous préparer à ce qu’il n’y ait pas d’accord»

«Nous allons quitter l’Union européenne le 31 octobre, avec ou sans accord», a déclaré Rt Hon Boris Johnson lors de son échange avec Urs Gredig au SEF19. Confiant qu’il préférerait une solution raisonnable pour la sortie du Royaume Uni de l’UE, l’ancien ministre des Affaires étrangères a affirmé à Interlaken qu’il fallait s’attendre à une issue sans accord, quelques heures après l’annonce du départ de Theresa May le 7 juin prochain. «Le parlement doit s’engager dans une voie praticable et accepter de ne pas revenir sur l’article 50», a-t-il ajouté. Il a dit rester très optimiste sur l’avenir de ce dossier extrêmement complexe: «J’assume mes responsabilités et je crois que nous parviendrons à surmonter nos divisions». Boris Johnson a enfin estimé que le Brexit était aussi une chance pour le Royaume-Uni de s’ouvrir sur le monde. Le modèle suisse pourrait inspirer le Royaume-Uni pour ses futures relations avec l’UE. «Nous admirons la capacité de la Suisse à faire des compromis sans se laisser aspirer par Bruxelles», a ajouté l’homme politique, qui n’a pas caché ses ambitions de succéder à Theresa May au poste de Premier ministre.

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«L’avenir appartient à ceux qui prennent des risques.»

Lors de son entretien avec Susanne Wille, Matteo Renzi a confié qu’il est difficile pour lui d’être optimiste quant à l’avenir. L’ancien Premier ministre italien a déclaré que l’économie italienne se portait bien, mais faisait face à des problèmes politiques, une situation qu’il a comparée à une bonne voiture avec un mauvais conducteur. Lui rappelant qu’il avait aussi été au volant de cette voiture, Susanne Wille l’a interrogé sur le bilan qu’il tire de ses deux années à la tête du gouvernement. L’ancien maire de Florence estime que sa volonté de réformer le pays lui a valu beaucoup d’ennemis et admet avoir commis des erreurs, notamment de communication. Mais il s’est aussi montré préoccupé par la montée des partis populistes en Europe et a pointé la nécessité que des politiques prennent des risques pour changer le cours des choses. Interrogé sur un éventuel retour en politique, il a déclaré ne pas exclure cette possibilité, mais qu’il préfèrerait voir une femme aux manettes incarner le renouveau.

«Personne ne peut dire que nous ne manquons d’engagement en Suisse»

Au SEF19, Mark Schneider s’est entretenu avec Urs Gredig sur la grande transformation que traverse la multinationale. Le CEO de Nestlé a expliqué que l’entreprise devait s’adapter aux nouvelles réalités du marché et réinventer ses produits et ses activités en permanence. Il a indiqué que le Groupe avait choisi de se concentrer sur certains segments de croissance. Interrogé sur l’impact des pressions dont le Groupe fait l’objet, il a répondu «La pression est une bonne chose, même pour les grandes entreprises», précisant que Nestlé devait garder une vision de long terme. L’ancien CEO du groupe Fresenius a également évoqué le comportement des consommateurs, qui a considérablement évolué: «Aujourd’hui, nous pouvons voir une Porsche sur un parking Aldi», a-t-il dit. Concernant l’attachement de la firme à la Suisse, il a été clair «Personne ne peut dire que nous manquons d’engagement en Suisse.» Mark Schneider a enfin comparé Nestlé à un «éléphant qui sait courir», soulignant la capacité du géant à agir rapidement pour s’adapter au marché.

SEF.Niesen Bergpreis

Cette année, Stefan Linder et Peter Stähli ont remis le prix de la montagne SEF.Niesen à Luiza Dobre, directrice générale de la start-up Komed Health AG. Cette jeune roumaine a décidé d’ouvrir son entreprise en Suisse après y avoir complété sa formation. Elle propose une plate-forme collaborative pour le secteur de santé. Elle s’est distinguée par son remarquable esprit d’entreprise.

Trois entreprises ont été nominées dans la catégorie Haute technologie/Biotechnologie du SEF.Award.

AAAccell offre des solutions scientifiquement avancées en matière de la gestion d’actifs et des risques avec quantitative financière, IA et Big Data.

Astrocast établit en quelques minutes une connexion bidirectionnelle par satellite hautement sécurisée à tous les appareils de l’Internet des objets (loT).

PXL Vision propose une plateforme logicielle permettant de créer, vérifier et gérer des identités numériques de confiance.

New Roots est une entreprise basée à Thoune qui produit du fromage végétalien selon des pratiques innovantes, éthiques et durables.

NIKIN est une marque de vêtements qui correspond à chaque produit acheté en plantant un arbre, reflétant leur philosophie de durabilité et de qualité.

SwissShrimp produit des crevettes de haute qualité à Rheinfelden avec des pratiques respectueuses de l’environnement.

«Nous avons bâti notre succès sur des non»

Lors du SEF19, Donna Carpenter a prononcé un vibrant discours sur le pouvoir du non. La co-CEO et co-propriétaire de Burton a partagé sa vision de la réussite: «Pour réussir dans une entreprise, il faut avoir un côté rebelle». L’histoire de Burton est pourtant jalonnée de «non», a-t-elle affirmé. Elle a raconté qu’à ses débuts, le premier fabricant mondial de snowboard s’est heurté à une multitude de refus, notamment auprès des détaillants, des banques et des skieurs. «Mais Jake Burton ne s’est jamais résigné et a choisi d’y croire encore», a-t-elle poursuivi, ajoutant «Nous avons bâti notre succès sur des non». Cette CEO désignée «Super Woman» par Refinery29 et «The Snowboard Ambassador» par le New York Times a également souligné l’importance de l’égalité hommes-femmes, érigée en pilier chez Burton. Ce parti pris a également valu des refus à l’entreprise. En conclusion, elle a assuré: «Le oui est le courage de dire que le non n’est pas une réponse ultime».

«Les entrepreneurs doivent être des parties prenantes de notre avenir»

Lors du SEF19, le professeur Klaus Schwab a répondu aux questions de Susanne Wille et Urs Gredig sur son formidable parcours. «Davos n’est pas qu’une plateforme au mois de janvier, c’est un engagement très vaste entre toutes les parties prenantes. Les entrepreneurs doivent être des parties prenantes de notre avenir», a déclaré le fondateur et directeur exécutif du Forum économique mondial (WEF). Selon lui, un grand leader se démarque par cinq caractéristiques: «son âme, sa vision, son cœur, son enthousiasme, mais aussi ses nerfs d’acier. Concernant l’engagement du WEF en faveur de la prospérité de la planète, Klaus Schwab a précisé: «La conscience sociale a toujours été dans l’ADN de ce forum», rappelant que la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship avait été créée en 1998. Il s’est également exprimé sur les liens unissant le WEF à la Suisse: «Nous sommes un très beau reflet de valeurs de la Suisse. La neutralité est plus que jamais bienvenue dans le monde actuel». Le prix Lifetime Achievement du SEF lui a ensuite été remis pour récompenser l’œuvre de toute une vie.

«Les personnes qui sont heureuses ont aussi des journées stressantes»

Dans son discours au SEF19, Tal Ben-Shahar a livré des conseils pour consolider l’optimisme afin de mieux affronter les difficultés de la vie. Cet expert en psychologie positive a souligné trois points importants à son sens. Il a affirmé qu’il fallait d’abord accepter les émotions négatives et actives que l’on ressent en tant qu’être humain, ne pas s’y résigner et les transformer en énergie positive. Face à l’omniprésence du stress de nos jours, l’auteur américain a affirmé que le problème n’était pas le stress, mais que l’on ne s’accordait pas assez de temps de repos. «Les personnes qui sont heureuses ont aussi des journées stressantes», a-t-il dit. A son sens, il est primordial de s’accorder du temps pour soi de façon systématique et d’instaurer des rituels. Le diplômé de Harvard a insisté sur l’importance du sommeil pour le bonheur. «Il faut aussi apprendre des temps difficiles», a-t-il déclaré en conclusion, ajoutant qu’il était indispensable de tirer des leçons de nos échecs et d’en retirer quelque chose de positif.

«Il faut être optimistes dans notre domaine, mais aussi avoir une vision»

«Je suis une scientifique et j’ai toujours voulu être entrepreneuse», a confié Andrea Pfeifer à l’animateur Urs Gredig lors de leur entretien SEF.PME. La CEO d’AC Immune, qu’elle a co-fondée en 2013, a déclaré que son désir d’aider était la motivation première de son action. Elle a ajouté que l’optimisme était une nécessité dans son domaine de recherche. Cette titulaire d’un doctorat de toxicologie et de recherche sur le cancer ambitionne de trouver un remède à des démences telles qu’Alzheimer. Il y a quelques mois, elle a dû essuyer un sérieux revers: l’arrêt de deux études à un stade avancé et l’effondrement de l’action d’AC Immune. «Nous devons également nous préparer aux scénarios que nous n’avons pas anticipés», a-t-elle expliqué. «Grâce aux réserves de liquidités suffisantes dont nous disposions, l’avenir de la société n’est pas en péril aujourd’hui.» Insistant sur la nécessité d’adopter une stratégie de long terme, elle a indiqué estimer qu’elle aurait dû faire appel aux capitaux américains plus tôt dans sa société.

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«L’homme a toujours cru que le bon vieux temps, c’était avant»

Dans son intervention au SEF2019, Johann Norberg est revenu sur cette tendance de l’homme à penser que tout était mieux avant. Cet auteur, enseignant et réalisateur a dérouté le publié en présentant un article alarmiste sur les craintes des Américains face au changement technologique… datant de 1923. Il a souligné que les nouvelles technologiques inquiétaient déjà à l’époque. « Mais le bon vieux temps, c’était quand ? » a interrogé le Suédois. «L’homme a toujours cru que le bon vieux temps, c’était avant», explique-t-il. Le fait est que nous sommes confrontés à des problèmes dont nous ne connaissons pas encore la réponse. Il a ensuite exhorté le public à ne se fier à sa perception des choses, mais aux données. «Les médias ne cessent de pointer les problèmes et de les amplifier. D’où cette impression que c’est la fin du monde. », a-t-il déclaré. «Il faut regarder vers là où nous voulons aller et non pas là où nous avons peur d’aller », dit-il pour conclure.

«Les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités et anticiper»

Lors de son intervention au SEF19, Howard Yu, professeur LEGO de management et d’innovation à la prestigieuse IMD Business School de Lausanne, est revenu sur la manière dont des entreprises chinoises innovantes viennent mettre au défi des produits de marques occidentales phares. «Dans un monde incertain, les entreprises doivent évaluer toutes les options dont elles disposent», a déclaré ce natif de Hong Kong diplômé de la Harvard Business School. « Il est essentiel de faire preuve d’agilité et de flexibilité», a-t-il ajouté, précisant que les sociétés pouvaient également laisser les clients participer au développement de nouvelles applications.

Face à l’avènement de l’intelligence artificielle, Howard Yu a également pointé la nécessité que les gouvernements prennent leurs responsabilités, anticipent les évolutions et développent une politique favorisant la reconversion professionnelle afin que les gens puissent retrouver une place sur un marché du travail en profonde mutation

«Le problème ne vient pas de Trump. Trump n’en est que le symptôme»

Dans son intervention au SEF19, Ian Bremmer s’est interrogé sur le regain de tensions géopolitiques constaté aux quatre coins de la planète, et qui n’épargne pas les démocraties, au contraire: la défiance vis-à-vis des dirigeants politiques ne cesse d’y croître. « De plus en plus de gens ont l’impression que les politiques ne se préoccupent pas du peuple », a déclaré le président et fondateur d’Eurasia Group. Cet Américain de 49 ans a expliqué que les gens se sentaient perdants dans le système actuel et rejetaient la faute sur les politiques, les médias et l’élite intellectuelle. D’où leur plus forte propension à voter pour des partis non traditionnels. Ce changement de comportement dans les urnes serait également amplifié par les réseaux sociaux selon lui. Leurs utilisateurs ont tendance à ne suivre que les leaders d’opinion dont ils partagent les convictions. Il a précisé que le Japon échappait à cette tendance compte tenu du faible niveau d’utilisation des réseaux sociaux dans l’Archipel.

« La Suisse a de belles cartes à jouer dans le monde d’aujourd’hui »
Dans son discours d’introduction au SEF19, le Président de la Confédération Ueli Maurer est revenu sur trois tendances dominant le monde actuel : le protectionnisme, le déplacement géopolitique des grandes économies et les nouveautés technologiques. Il a souligné l’importance pour un petit pays comme la Suisse de garder des relations sereines avec les autres pays pour ne pas tomber dans le piège du protectionnisme. D’autant plus qu’aujourd’hui la dynamique géopolitique se déplace dans le monde. L’Asie et la Chine jouent un rôle prépondérant dans cette nouvelle donne géopolitique. La Suisse est un acteur économique pris au sérieux qui doit continuer d’entretenir et de nouer des contacts avec tous les acteurs, nouveaux ou pas. Elle est à l’avant-garde dans le domaine des technologies omniprésentes aujourd’hui et dans la réglementation y afférente et a de belles cartes à jouer pour assurer sa prospérité future.

Fotos

SEF.Award Finalisten | Dienstleistung

SEF.NextGen

SEF.Award Preisverleihung

Rt Hon Boris Johnson

Homme politique et

Matteo Renzi

Ancien premier ministre d'Italie

Mark Schneider

CEO

Niesenbergpreis 2019

SEF.Award Finalisten | Hightech/Biotech

SEF.Award Finalisten | Gewerbe/Produktion

Donna Carpenter

Co-CEO et co-propriétaire

Klaus Schwab

Fondateur et directeur exécutif

Tal Ben-Shahar

Auteur, enseignant et serial entrepreneur

Prof. Dr. Andrea Pfeifer

Chief Executive Officer

Johan Norberg

Auteur, enseignant et réalisateur de documentaires

Howard Yu

Professeur LEGO de management et d’innovation

Ian Bremmer

Président et fondateur

Ueli Maurer

Président de la Confédération et chef